MeilleureCopro présente une nouvelle version de son observatoire des charges

Succès médiatique certain ! MeilleureCopro a présenté à la presse qui l’a repris sans broncher son “observatoire des charges de copropriété”, affichant une hausse moyenne des charges de 3,1% entre 2017 et 2018 (1). Les chiffres présentés valent ce qu’ils valent à condition de prendre en compte leur mode de fabrication. Il ne s’agit en aucun cas d’une collecte de données directement auprès de copropriétés (notre ressource du 05/02/2018 «Une étude nationale des charges de copropriété à partir des annonces immobilières constitue-t-elle un observatoire ?» ), mais de données récupérées dans les annonces de vente (le montant annuel (ou mensuel) des charges indiquées, la “surface Carrez” et quelques éléments d’information communiqués comme l’étiquette DPE, le nombre de lots de copropriété, et quelques éléments d’équipement optionnels comme chauffage collectif, ascenseur, gardien, etc. Ces données figurent dans les annonces selon des formats variables mais MeilleureCopro assure que ses algorithmes sont capables de les lire et les déchiffrer (“lecture intelligente”), de les dédoublonner (une gageure quand on sait que les adresses ne figurent généralement pas sur les annonces…) et retraitement de données aberrantes (sic). Les annonces de 8 grands portails ont été analysés : Bien ici, Superimmo, Seloger, A Vendre A Louer, Leboncoin professionnel et particulier, PAP, Logic-Immo, pour les 11 plus grandes villes de France, et censées refléter les charges de 208.000 copropriétés.
Bien évidemment, ce n’est en aucun cas un “argus” des charges permettant d’évaluer les charges d’un immeuble donné en fonction de ses équipements. Aucune décomposition des charges n’est donnée par poste et pour cause. Les moyennes par ville sont calculées tous types d’immeubles et niveaux d’équipement confondus, ce qui relativise les écarts entre villes, sachant que la répartition des immeubles par âge, taille et niveau d’équipement n’est pas la même d’une ville à l’autre.
Quant aux explications données pour les évolutions et les écarts de moyennes, elles ne manquent pas d’intérêt (DJU, sinistralité des contrats d’assurances, honoraires des syndics, etc.) mais elles sont totalement extérieures à l’échantillon étudié…


(1) MeilleureCopro – 6 juin 2019 : “Etude nationale sur l’évolution des charges 2018 vs 2017” – diaporama
Source: www.universimmo-pro.com

06/06/2019