Les chiffres de l’observatoire de l’immobilier de la FPI

La Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) a publié les chiffres du 4ème trimestre 2018 et de l’année 2018 (1) de son observatoire statistique nationale, baromètre des indicateurs avancés en logements dans toutes les régions de France.
En 2018, l’activité est toujours soutenue, mais plusieurs paramètres sont mal orientés.
Les ventes de logements neufs baissent de 10,5%, à 150.783 sur 12 mois. C’est légèrement moins élevé qu’en 2016 (156.749) mais supérieur à 2015 (125.476). Les ventes restent donc satisfaisantes en niveau, mais préoccupantes en tendance, avec une accélération de la baisse en fin d’année.
Les ventes aux particuliers baissent de 7,3% (-3,2% au dernier trimestre), mais cette tendance masque des disparités régionales (l’Ile de France progresse de 4 %) et une évolution contrastée des deux segments de ce marché :

  • L’accession à la propriété est stable, au niveau élevé atteint en 2017. Elle progresse même de 16 % en Ile de France. Les fondamentaux restent bons (faiblesse des taux, maintien des aides publiques en zones tendues, confiance des ménages) et les anticipations raisonnablement optimistes.
  • les ventes aux investisseurs baissent nettement (-13,2 %, par rapport à une excellente année 2017). Les soutiens budgétaires (Pinel en zones tendues) ont été maintenus, mais le discours stigmatisant des pouvoirs publics sur la fiscalité immobilière a généré des incertitudes et de l’attentisme.
    Face à cette demande qui reste globalement élevée, l’offre reste trop contrainte et les mises en vente sont en nette baisse (-11,1% sur un an ; le T4 2018 est le plus faible T4 depuis 2014). Trop peu de logements arrivent sur le marché. Cette baisse est particulièrement marquée dans certaines grandes agglomérations et dans certaines régions parmi les plus tendues : sur un an, -35% dans le Grand Est, -29% à Lyon, -26% en Occitanie Toulouse Métropole. L’Ile de France, malgré la dynamique de production du Grand Paris, voit les mises en vente diminuer de 13% sur un an, et de 21% au 4ème trimestre.
    Moins alimenté par de nouveaux projets, le stock de logements disponibles à la vente diminue de nouveau et passe sous la barre des 100.000 logements : l’offre commerciale ne représente toujours qu’un peu plus de 10 mois de commercialisation, quand on estime que 12 mois traduisent un marché équilibré. Certains territoires parmi les plus tendus sont même nettement en-deçà : 9,4 mois en Nouvelle-Aquitaine, 7,5 mois en Occitanie Méditerranée.


    (1) FPI – dossier de presse – 28 février 2019 : “Les chiffres du logement neuf – 4ème trimestre 2018 et Bilan annuel

    Source: www.universimmo-pro.com

  • 01/03/2019